Verificator

Rapport-type d'audit de robustesse

Sorties brutes du moteur d'audit, exécutées sur données publiques réelles — reproductibles.

Ce que vous lisez. Ces trois rapports n'ont pas été rédigés : ils sont la sortie brute du moteur VERIFICATOR, lancé sur des données publiques (FRED) que chacun peut retélécharger. Chaque audit s'exécute en moins d'une seconde.

Trois principes, inscrits dans le code et non dans un slogan. (1) Le verdict est ternaire : maîtrisé, sous-estimé, ou non concluant — ce dernier est un verdict de plein droit, rendu quand les données ne permettent pas de trancher, plutôt qu'un chiffre rassurant. (2) Chaque verdict cite sa preuve : une étude pré-enregistrée dont la prédiction chiffrée a été scellée par empreinte SHA256 avant tout calcul, résultats négatifs publiés au même rang. (3) Le rapport porte l'empreinte des données auditées : il est re-vérifiable.

Un audit qui alerterait sur tout n'aurait aucune valeur. Vous verrez ci-dessous des verdicts verts francs à côté des alertes — c'est ce qui rend les alertes crédibles.

Ce que nous ne pouvons PAS vérifier — et que nous préférons écrire. L'audit ne voit que la période qu'on lui soumet. Nous avons mesuré ce que cela coûte plutôt que de le taire (étude P243, 9 séries publiques) : en choisissant la période, 56 % des verdicts défavorables se retournent en moins de dix essais. L'exposition dépend de l'axe — le risque de queue y résiste (aucune période favorable trouvée sur 9 séries), la mémoire de la volatilité cède en 1,5 essai. Et aucune parade automatique n'existe (étude P244) : ce choix ne laisse pas de trace détectable dans les données reçues. La seule défense est donc une déclaration signée du client, exigée par le moteur avant tout calcul — pas un contrôle de notre part.

1. Audit d'une série de risque — NASDAQ, 55 ans

Jeu audité : rendements quotidiens du NASDAQ Composite (FRED) · 14010 observations (1971-02-08 → 2026-09-01)
Empreinte SHA256 des données : f3ccc1a52201ea18a83c3f98… · moteur VERIFICATOR v1.54.0

▲ 3 sous-estimé ● 2 maîtrisé ○ 0 non concluant
Axe auditéVerdictConstat
Risque de queueSOUS-ESTIMÉqueue lourde (α≈3.16) — un modèle gaussien sous-estime les chocs à 5σ d'un facteur ×5105 (41 dépassements observés pour 0.0 attendus, p=6.9e-41) — cause : queue RÉELLE, elle survit au retrait du régime (facteur encore ×3860 après standardisation par ère) — à l'échelle de CETTE série : plus forte variation observée 13.25%, centile 99 à 4.43%
Taille d'échantillon effectiveMAÎTRISÉobservations quasi indépendantes (ρ=+0.010) — n effectif ≈ n
Couverture réelle des intervallesMAÎTRISÉun IC à 95 % couvre réellement 95.5% (calibré) sur des sous-échantillons de 30
Stabilité de régimeSOUS-ESTIMÉrégime NON stationnaire : la volatilité varie ×2.4 entre ères (Levene p=5.1e-277) — un paramètre unique ne décrit aucune ère
Mémoire de la volatilitéSOUS-ESTIMÉvolatilité à MÉMOIRE (autocorr |r| 0.328 vs rendements +0.003) — le risque arrive groupé, un modèle i.i.d. le rate

▲ Risque de queue — SOUS-ESTIMÉ

Queue lourde (α≈3.16) — un modèle gaussien sous-estime les chocs à 5σ d'un facteur ×5105 (41 dépassements observés pour 0.0 attendus, p=6.9e-41) — cause : queue RÉELLE, elle survit au retrait du régime (facteur encore ×3860 après standardisation par ère) — à l'échelle de CETTE série : plus forte variation observée 13.25%, centile 99 à 4.43%.

alpha Hill3.156
variations nulles0.1%
alpha Hill IC953.05 à 3.26 (± 0.10, sur 3502 valeurs extrêmes)
amplitude variation max13.25%
amplitude centile 994.43%
alpha Hill lecturebiaisé vers le BAS (estimateur de Hill) : la vraie queue est plus légère que ce chiffre ne le suggère — ordre de grandeur réel ~4
n14010
seuil de decision5σ (41 dépassements)
facteur sous estimation 3sigma6.2 (234 obs · IC95 5.3 à 7.2)
facteur sous estimation 4sigma105.9 (94 obs · IC95 83.5 à 132.1)
facteur sous estimation 5sigma5104.6 (41 obs · IC95 3566.3 à 7047.3)
queue vs votre passe⚠ pertes extrêmes PLUS FRÉQUENTES que votre passé ne le prévoyait (367 dépassements du seuil 99 % contre 70 attendus) — mais cela vient d'un changement de VOLATILITÉ, non de la forme de la queue : à volatilité standardisée, la queue est stable ⚠ DIAGNOSTIC SENSIBLE AU DÉCOUPAGE : refait en coupant la série à 40, 45, 55 et 60 % au lieu du milieu, il ne donne pas toujours la même réponse. Lisez-le comme une indication, non comme un fait établi.
depassements seuil99367 observés / 70 attendus (p=4.09e-140)
a volatilite standardisee72 observés / 70 attendus (p=0.423)
facteur apres retrait du regime3859.57
variation de volatilite entre eres×2.4
cause de la queueVRAIE queue (survit au retrait du régime)
Preuve adossée — eml-lois P152 (loi cubique des rendements) · P201 (théorie des valeurs extrêmes) · Clark 1973 / Engle 1982 pour la séparation régime/queue

Recommandation — dimensionner la VaR/le capital sur la queue EMPIRIQUE, pas sur σ ; tester les scénarios au-delà de 4σ

● Taille d'échantillon effective — MAÎTRISÉ

Observations quasi indépendantes (ρ=+0.010) — n effectif ≈ n.

variations nulles0.1%
n brut14010
rho lag10.0101
n effectif13730
gonflement variance1.02
sous estimation erreur type1.01
Preuve adossée — eml-lois P233 (prereg 3ebecd28) : à ρ=0,9 un test « à 5 % » rejette 67 % du temps

Recommandation — utiliser n_eff, ou des erreurs-types robustes (HAC/Newey-West, blocs) ; re-tester tout résultat « significatif » avec le bon n

● Couverture réelle des intervalles — MAÎTRISÉ

Un IC à 95 % couvre réellement 95.5% (calibré) sur des sous-échantillons de 30.

variations nulles0.1%
n sous echantillon30
couverture reelle0.955
rate par le haut0.0143
rate par le bas0.0307
asymetrie des rates0.5
skewness-0.324
Preuve adossée — eml-lois P235 (prereg bd15adc0) : sur données asymétriques, « 95 % » vaut 83 % réels, raté 97:1 par le haut

Recommandation — sur petits échantillons asymétriques : IC log-transformés, BCa ou bornes asymétriques ; ne pas supposer la couverture nominale

▲ Stabilité de régime — SOUS-ESTIMÉ

Régime NON stationnaire : la volatilité varie ×2.4 entre ères (Levene p=5.1e-277) — un paramètre unique ne décrit aucune ère.

variations nulles0.1%
n eras4
vol par ere[0.00766, 0.00971, 0.01822, 0.01287]
moyenne par ere[0.000248, 0.000564, 0.000168, 0.000609]
ratio vol max min2.38
levene p5.1e-277
Preuve adossée — eml-lois P218 (prereg a4e8a324) : précision d'un prédicteur 74 % → 3 % entre ères ; P223 : pente stable mais ajustement qui se relâche

Recommandation — mesurer la performance PAR ÉRA (fenêtre glissante), jamais en agrégé — l'agrégat dilue et masque le décrochage

▲ Mémoire de la volatilité — SOUS-ESTIMÉ

Volatilité à MÉMOIRE (autocorr |r| 0.328 vs rendements +0.003) — le risque arrive groupé, un modèle i.i.d. le rate.

variations nulles0.1%
acf rendements moy0.003
acf abs rendements moy0.3283
acf abs lag10.3243
acf abs apres retrait du regime0.2411
cause de la memoiremémoire RÉELLE (survit au retrait du régime)
effet de levier-0.1164
puissance a cette taillesuffisante
Preuve adossée — eml-lois P153 (clustering de volatilité) · P154 (effet de levier)

Recommandation — modéliser la volatilité conditionnelle (GARCH/EWMA) ; ne pas supposer des chocs indépendants dans le temps

2. Audit d'un modèle de prévision et de son backtest (NASDAQ + 20 stratégies)

Jeu audité : modèle de prévision NASDAQ (régression logistique, 4 features) + 20 variantes de stratégie momentum, meilleure retenue = momentum 20 j (Sharpe 0.87) · 4185 observations (2010-01-13 → 2026-09-01, hors échantillon)
Empreinte SHA256 des données : 8ae7701b44067602d9b0e017… · moteur VERIFICATOR v1.54.0

▲ 1 sous-estimé ● 3 maîtrisé ○ 0 non concluant
Axe auditéVerdictConstat
Calibration vs discriminationSOUS-ESTIMÉle modèle N'APPORTE RIEN sur le prophète constant : résolution 0.00029 (≈0), AUC 0.509, gain de Brier -0.3% — être « bien calibré » (fiabilité 0.00065) ne prouve aucune compétence
Exagération de l'effet (Type M/S)MAÎTRISÉpuissance 94% — exagération négligeable (×1.03), réplication attendue 94%
Sur-optimisation de backtestMAÎTRISÉSharpe 0.87 nettement au-dessus du meilleur hasard attendu (0.47) — Sharpe déflaté ≈ 0.40
Bruit dans la matrice de corrélationMAÎTRISÉ2 facteur(s) réel(s) au-dessus du bord MP (1.14), portant 82% de la variance ; les 18 autres directions sont du bruit. ⚠ le premier facteur écrase les autres (82% à lui seul) : des facteurs secondaires RÉELS mais minoritaires seraient ici indiscernables du bruit — sur la courbe des taux US, ce test ne retrouve que le « niveau », pas la pente ni la courbure de Litterman-Scheinkman

▲ Calibration vs discrimination — SOUS-ESTIMÉ

Le modèle N'APPORTE RIEN sur le prophète constant : résolution 0.00029 (≈0), AUC 0.509, gain de Brier -0.3% — être « bien calibré » (fiabilité 0.00065) ne prouve aucune compétence.

n4185
taux de base0.5582
brier0.24723
brier prophete constant0.24661
gain de brier-0.0025
fiabilite calibration0.00065
resolution discrimination0.00029
incertitude0.24661
auc0.5091
nbins adaptatif20
fiabilite attendue a ce n0.00118
rapport a l attendu0.55x (seuil de materialite : 2.0x)
Preuve adossée — eml-lois P236 (prereg c684c4ae) : un prévisionniste constant est parfaitement calibré et strictement inutile ; la recalibration répare la calibration mais JAMAIS la discrimination

Recommandation — auditer les DEUX axes ; comparer obligatoirement au prophète constant ; la calibration se répare a posteriori, la discrimination non

● Exagération de l'effet (Type M/S) — MAÎTRISÉ

Puissance 94% — exagération négligeable (×1.03), réplication attendue 94%.

effet observe0.0004352011943844981
erreur type0.00012257112490758525
rapport signal bruit3.551
puissance0.9442
facteur exageration typeM1.03
risque de signe typeS0.0
taux de replication attendu0.9442
Preuve adossée — ⚠ LIMITE D'EMPLOI (v1.39) : ce facteur est un diagnostic PAR ÉTUDE et ne se MOYENNE PAS. Il diverge quand la puissance tend vers 0 (×7,5 à 5 % de puissance, ×1,1 à 90 %), si bien qu'une moyenne sur un portefeuille est dominée par les études les plus faibles : mesuré, trois distributions de MÊME puissance moyenne (0,37) donnent des facteurs moyens de 4,08, 1,97 et 1,77. Agréger ce chiffre sur des études hétérogènes n'a pas de sens. · eml-lois P222 (prereg 7107dca9) : à puissance 6 %, l'effet significatif vaut 6,6× le vrai et 15 % des découvertes ont le mauvais signe ; le taux de réplication ÉGALE la puissance

Recommandation — corriger la taille d'effet publiée par le facteur d'exagération ; exiger la puissance à côté du p ; la preuve est la RÉPLICATION, pas la significativité

● Sur-optimisation de backtest — MAÎTRISÉ

Sharpe 0.87 nettement au-dessus du meilleur hasard attendu (0.47) — Sharpe déflaté ≈ 0.40.

sharpe observe0.871
nb essais declares20
duree annees16.61
sharpe max attendu sous le nul0.466
sharpe deflate0.405
Preuve adossée — eml-lois P144 (sur-optimisation de backtest) : le meilleur de N stratégies sur du PUR bruit atteint un Sharpe ≈ √(2 ln N)/√T — in-sample 3,3, hors échantillon 0

Recommandation — déclarer le nombre de variantes testées et défalquer ; valider hors échantillon sur une période jamais touchée

● Bruit dans la matrice de corrélation — MAÎTRISÉ

2 facteur(s) réel(s) au-dessus du bord MP (1.14), portant 82% de la variance ; les 18 autres directions sont du bruit. ⚠ le premier facteur écrase les autres (82% à lui seul) : des facteurs secondaires RÉELS mais minoritaires seraient ici indiscernables du bruit — sur la courbe des taux US, ce test ne retrouve que le « niveau », pas la pente ni la courbure de Litterman-Scheinkman.

T4185
N20
q N sur T0.0048
bord MP inferieur0.867
bord MP superieur1.143
valeurs propres top5[14.735, 1.573, 0.909, 0.452, 0.373]
nb facteurs reels2
part variance reelle0.8156
part directions bruit0.9
Preuve adossée — eml-lois P219 (prereg 54d996e4) : des variables SANS lien produisent des valeurs propres étalées sur [λ₋,λ₊] ; nettoyer sous λ₊ réduit l'erreur d'estimation de 43 %

Recommandation — nettoyer la matrice (clipping des valeurs propres sous λ₊) AVANT optimisation de portefeuille, modèle à facteurs ou distance de Mahalanobis

3. Audit de transférabilité et de domaine de validité (modèle de volatilité)

Jeu audité : modèle de persistance de volatilité NASDAQ (vol des 20 jours suivants ~ vol des 20 précédents), blocs de 20 jours non chevauchants · 699 observations (1971-02-08 → 2026-06-23, groupes = décennies)
Empreinte SHA256 des données : 8754315e5a519cc7b843a009… · moteur VERIFICATOR v1.54.0

▲ 2 sous-estimé ● 0 maîtrisé ○ 0 non concluant
Axe auditéVerdictConstat
Transférabilité (rupture hors-groupe)SOUS-ESTIMÉcoefficient CONTINGENT (CV=0.404 > 0,18 ; R=1.05) — le modèle SE ROMPRA hors de son groupe d'origine ; groupe le plus atypique : « 2000s » ; recalibration locale obligatoire
AutoFrontier (domaine de validité)SOUS-ESTIMÉFRONTIÈRE de type C détectée à x≈0.02302 (ΔBIC=11) — PERTE DE SUPPORT — la dispersion explose, il n'y a plus de loi ; la pente passe de 0.7838 à 0.28 (×0.36). AUCUNE loi au-delà de la frontière (R²=0.04 < 0,50) : N'EXTRAPOLEZ PAS

▲ Transférabilité (rupture hors-groupe) — SOUS-ESTIMÉ

Coefficient CONTINGENT (CV=0.404 > 0,18 ; R=1.05) — le modèle SE ROMPRA hors de son groupe d'origine ; groupe le plus atypique : « 2000s » ; recalibration locale obligatoire.

nb groupes6
coefficients par groupe{'1970s': 0.6088, '1980s': 0.2893, '1990s': 0.635, '2000s': 0.8033, '2010s': 0.4304, '2020s': 0.2949}
CV du coefficient0.4042
indice R etranger sur local1.046
etendue intra groupe min0.426
Preuve adossée — spec CAPACITE-TRANSFERABILITE (méta-loi eml-lois validée en aveugle sur 13 domaines) · garde-fou d'étendue eml-lois P25 · cf. aussi P223 (le coefficient dépend de la fréquence) et P227-P229 GLM (forme universelle, paramètres contingents)

Recommandation — si CONTINGENT : livrer la carte des groupes et imposer la recalibration locale ; ne jamais déployer un coefficient contingent hors de son groupe d'origine

▲ AutoFrontier (domaine de validité) — SOUS-ESTIMÉ

FRONTIÈRE de type C détectée à x≈0.02302 (ΔBIC=11) — PERTE DE SUPPORT — la dispersion explose, il n'y a plus de loi ; la pente passe de 0.7838 à 0.28 (×0.36). AUCUNE loi au-delà de la frontière (R²=0.04 < 0,50) : N'EXTRAPOLEZ PAS.

n699
frontiere x0.023023
type de frontiereC — PERTE DE SUPPORT — la dispersion explose, il n'y a plus de loi
pente avant0.783788
pente apres0.279977
ratio de pente0.357
R2 au dela extrapolation0.044
ratio SSR quad sur morceaux1.02
BIC modele unique-7441.1
BIC deux regimes-7452.6
delta BIC11.5
Preuve adossée — spec CAPACITE-AUTOFRONTIER (frontière par BIC, sans seuil manuel) · eml-lois P137/P148/P163/P166 (pièges d'extrapolation d'une loi saturante)

Recommandation — ne pas extrapoler au-delà de la frontière détectée ; documenter le domaine de validité du modèle et recalibrer par régime

Backtest de l'audit lui-même — que disait le moteur avant 2008 ?

Protocole strictement hors échantillon : le moteur ne reçoit que les données disponibles au 30 juin 2007 (9186 séances). Son diagnostic est figé. On compte ensuite ce qui s'est produit du 01/07/2007 au 31/12/2009 (632 séances), avec le σ estimé avant la crise.

Ce que l'audit prétend — et ne prétend pas. Il ne prédit pas les crises et n'en a annoncé aucune. Il affirme une chose vérifiable : de combien un modèle gaussien sous-estime les chocs. C'est cela qui est mis à l'épreuve.

Le diagnostic du 30 juin 2007

AxeVerdictConstat
Risque de queueSOUS-ESTIMÉqueue lourde (α≈3.26) — un modèle gaussien sous-estime les chocs à 5σ d'un facteur ×6076 (32 dépassements observés pour 0.0 attendus, p=1.9e-29) — cause : queue RÉELLE, elle survit au retrait du régime (facteur encore ×2658 après standardisation par ère) — à l'échelle de CETTE série : plus forte variation observée 13.25%, centile 99 à 4.19%
Taille d'échantillon effectiveMAÎTRISÉautocorrélation modérée (ρ=+0.091), n effectif 7656 sur 9186
Couverture réelle des intervallesMAÎTRISÉun IC à 95 % couvre réellement 95.7% (calibré) sur des sous-échantillons de 30
Stabilité de régimeSOUS-ESTIMÉrégime NON stationnaire : la volatilité varie ×2.6 entre ères (Levene p=1.6e-300) — un paramètre unique ne décrit aucune ère
Mémoire de la volatilitéSOUS-ESTIMÉvolatilité à MÉMOIRE (autocorr |r| 0.351 vs rendements +0.013) — le risque arrive groupé, un modèle i.i.d. le rate

Ce qui est réellement arrivé ensuite

SeuilLe gaussien attendaitL'audit annonçait Réellement observé
3σ1.71 jour(s)10.953
4σ0.04 jour(s)4.623
5σ0.00 jour(s)2.211

Pire séance : -9.59%, soit 8.0 σ du modèle de 2007 — un jour auquel la loi normale attribue une chance sur 1,111,533,261,296,739, soit environ une fois tous les 4,410,846,274,987 ans. Il s'est produit une fois en deux ans et demi.

Verdict, et l'aveu qui compte. Le modèle gaussien s'est trompé d'un facteur ≈575 sur le nombre de séances au-delà de 4σ. L'audit a réduit cette erreur d'environ cent fois. Mais il sous-estimait encore la crise d'un facteur ≈5, et nous l'écrivons plutôt que de le taire : la queue mesurée sur l'historique sous-estime elle-même les crises, car une crise ne réalise pas seulement la queue passée — elle en crée une plus lourde.

Conséquence opérationnelle : dimensionner le capital sur la queue empirique vaut infiniment mieux que sur σ, mais ce n'est pas encore assez — il faut y ajouter une marge de régime. Un audit qui prétendrait avoir « vu venir 2008 » mentirait ; celui-ci dit de combien chaque modèle s'est trompé, y compris lui-même.

Le même modèle, deux verdicts opposés — validation de modèle (SR 11-7)

« Votre modèle validé en 2019 est-il encore valide ? » — la question exacte de la validation de modèle en banque. Le modèle audité : régression logistique prédisant « une récession commence dans les 12 mois » à partir de l'écart de taux 10 ans − 3 mois, entraînée sur 1982-2004, évaluée sur deux périodes toutes deux hors échantillon.

Mesure2005-2019 (régime de calibration) 2020-2026 (après décrochage)
Verdict du moteur● SOUS-ESTIMÉ ▲ SOUS-ESTIMÉ
AUC (pouvoir de tri)0.94330.5303
Gain de Brier vs prophète constant+40.1%-1241.6%
Erreur de calibration0.004980.35263
Résolution (discrimination)0.047190.00307

1. Le moteur valide un bon modèle. Sur 2005-2019 il rend un vert franc — AUC 0,94, calibration excellente, +40 % de gain sur le prophète constant. Un outil qui alerterait aussi ici n'aurait aucune valeur : c'est ce vert qui rend les alertes crédibles.

2. Le même modèle est démasqué sur l'autre régime. Son pouvoir de tri tombe au niveau du hasard et son gain de Brier devient négatif de plus de 1 200 % : le modèle est environ treize fois pire que d'annoncer simplement le taux de base. Un modèle muet aurait mieux servi.

3. Le risque de modèle dans sa forme la plus coûteuse. Un modèle authentiquement excellent devient nuisible sans qu'une ligne de son code ne change — sa validation initiale était justifiée, c'est le monde qui a changé. Aucune validation interne classique ne le voit, parce qu'elle re-mesure la performance sur la période de calibration. Il faut mesurer par régime et comparer au prophète constant : les deux gestes que ce moteur fait automatiquement.

Audit de fraude — savoir NE PAS accuser

Jeu audité : aides agricoles européennes publiées en transparence (France), 457,807 montants individuels réels sur 2010-2012 — données publiques par construction.

La loi de Benford est l'outil réflexe de l'audit comptable : dans beaucoup de jeux de montants, le premier chiffre vaut 1 dans ~30 % des cas. Un écart est réputé suspect. Sur ces données, l'écart est massif — le chiffre 1 n'apparaît que dans 19,3 % des montants. Un test de Benford nu conclurait à l'anomalie et déclencherait une enquête.

n montants457807
etendue ordres de grandeur3.27
MAD vs Benford0.028
MAD attendu sous Benford a ce n0.0003
ratio MAD observe sur attendu80.6
part du chiffre 119.3% (Benford : 30.1%)
KS log uniforme0.1165
MAD par periode{'2010': 0.0263, '2011': 0.0286, '2012': 0.029}
CV du MAD inter periodes0.043
causes structurelles detectees1
○ NON CONCLUANT — faux positif évité

Verdict rendu : « écart à Benford RÉEL mais expliqué par une cause STRUCTURELLE : écart stable sur les 3 périodes (coefficient de variation du MAD = 0,04), signature d'un barème permanent — pas d'une fraude. Conclure à la fraude ici serait un faux positif. »

Pourquoi c'est le raisonnement qui compte. Une fraude apparaît, s'aggrave ou cesse ; un barème, lui, produit exactement le même biais chaque année. Ces aides sont proportionnelles à des surfaces : leur distribution n'a aucune raison de suivre Benford, et n'en suit pas. Envoyer un client enquêter là-dessus lui coûterait cher pour rien.

Ce que nous ne prétendons pas. Ce détecteur est validé sur ce qu'il évite (le faux positif) et sur son domaine de validité — pas sur un cas de fraude réelle avérée. Nous ne dirons donc pas qu'il « détecte la fraude » : il écarte une famille d'anomalies et refuse d'accuser à tort.

Ce que cet outil refuse de faire

Un outil d'audit qui accepte n'importe quelle entrée et rend toujours un chiffre n'est pas un outil d'audit. VERIFICATOR sait dire « je ne peux pas » — à trois moments différents, et il le dit à l'écran plutôt que de produire un rapport rassurant.

BarrièreQuandCe que le moteur répond (message réel)
1. Fiche invalide → audit NON LANCÉfichier introuvable, colonne inexistante, JSON malformé⛔ AUDIT NON LANCÉ — colonne « PRIX_CLOTURE » absente. Colonnes disponibles : observation_date, NASDAQCOM. Aucun rapport n'a été écrit.
2. Données compromises → audit REFUSÉduplication, valeurs manquantes en masse, série constante, prix négatifs⛔ COMPROMIS — 88 % des valeurs sont identiques à la précédente : forte suspicion de duplication par blocs. Données inexploitables en l'état.
3. Données insuffisantes → NON CONCLUANTl'axe ne peut pas être tranché avec ce que l'on a⚪ NON CONCLUANT — un exposant de queue n'est pas estimable en dessous de ~500 observations ; fournir l'historique en fréquence quotidienne.

Pourquoi ce n'est pas un détail. En testant nos propres entrées dégradées, nous avons découvert que le moteur écrivait un rapport « 3 axes · 1 alerte » lorsque le fichier de données était introuvable — un rapport d'apparence sérieuse, avec une alerte donc crédible, sur des données jamais lues. C'est précisément la faute que ce produit dénonce chez les autres outils. Elle est corrigée, et la barrière est désormais publiée ici.

Le verdict « non concluant » obéit à la même règle : quand les données ne permettent pas de trancher, l'audit le dit — et la raison est écrite dans le rapport, avec ce qu'il faudrait fournir pour lever le doute.

Auto-audit du moteur — qui audite l'auditeur ?

Chaque détecteur est passé sur des données synthétiques de vérité connue : un cas sain où il doit se taire (mesure du taux de fausse alerte) et un cas pathologique où il doit alerter (mesure de la sensibilité). Un détecteur qui crie au loup une fois sur trois est inutilisable, même s'il est juste « en moyenne ».

● 13/13 détecteurs conformes (fausse alerte ≤10 % et sensibilité ≥90 %)
DétecteurFausse alerteSensibilitéBanc
Risque de queue0%100%40 réplications
Taille effective0%100%40 réplications
Couverture des IC0%100%20 réplications
Stabilité de régime0%100%40 réplications
Mémoire de volatilité0%100%30 réplications
Calibration/discrimination0%100%30 réplications
Exagération Type M/S0%100%20 réplications
Sur-optimisation backtest0%100%10 réplications
Bruit de matrice (MP)0%95%20 réplications
Transférabilité0%100%20 réplications
AutoFrontier0%100%20 réplications
Fraude — Benford domain-safe5%100%20 réplications
Variables de régime0%92%40 réplications

Un incident, conservé volontairement. À sa première exécution, le banc a donné 0 % de sensibilité au détecteur de mémoire de volatilité. Enquête faite, le coupable n'était pas le détecteur mais notre propre générateur de test, qui produisait une volatilité quasi constante (autocorrélation 0,06 — rien à détecter). Corrigé en vrai GARCH(1,1), le détecteur passe à 100 %. Nous laissons la trace : un banc d'essai sert d'abord à se méfier de soi.

Et ce banc, que vaut-il ? Un tableau de verdicts conformes ne prouve rien s'il ne sait pas repérer une panne. Nous l'avons donc mesuré par la méthode consacrée (mutation : saboter délibérément son propre code et compter les sabotages détectés) : 7 sur 9. Le banc voit qu'un instrument est cassé ; il ne voit pas un seuil qui dérive quand un autre calcul couvre le cas. Nous préférons afficher cette limite plutôt que le seul chiffre flatteur — et une suite distincte, dont chaque test a été prouvé capable d'échouer, protège les sept fautes déjà corrigées.